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Un inventaire de plantes observées au cours de la promenade découverte réalisée le 31 mars en compagnie des élèves du Lycée Berthelot de Toulouse, inventaire tout à fait subjectif et orienté sur les plantes en fleurs en cette saison. Il est évidemment incomplet mais toutefois suffisant pour faire apprécier la richesse floristique de ces lieux à tout promeneur désirant connaitre ce que la nature offre, avec juste un peu d’attention.
 
1, Montée de la chapelle de La Hillère vers le plateau du château de Roquebrune :
 
Anemone fausse renoncule Une flore très commune sur les pistes entre champs et forêts : la carmine des prés (Cardamine pratensis) avec ses fleurs jaunes pâles, très répandue dans les fossés, l’alliaire (Alliaria petiolata) aux feuilles à odeur d’ail, la ficaire aux fleurs jaunes (Ranunculus ficaria) très commune, la stellaire holostée (Stellaria holostea) avec ses pétales échancrés à l’extrémité, la pulmonaire (Pulmonaria affinis) reconnaissable en toutes saisons grâce à ses feuilles tachetées, la violette des bois (Viola reichenbachiana).

Côté arbres, nous avons pu observer le prunellier (Prunus spinosa), l’un des tous premiers en fleurs dans les haies au début du printemps, le houx (Ilex aquifolium) avec ses feuilles coriaces, luisantes et des épines sur le bord des feuilles, le fragon ou petit-houx (Ruscus aculeatus) avec ses fruits rouges, le cerisier des bois (Prunus avium).
D’autres arbres ont été notés mais ils ne seront vraiment identifiables qu’à un stade plus avancé de la saison, le chêne pubescent (Quercus pubescens), le chêne pédonculé (Quercus robur), le néflier (Mespilus germanica), l’aubépine à deux styles (Crataegus laevigata) avec ses feuilles moins découpées et ses nervures convergentes que l’aubépine à un style (Crataegus monogyna).
 
 
2, Chemin le long de la Seygouade :

La promenade le long de ce ruisseau a été un vrai régal, une profusion de tapis de plantes colorées donnait à ce sous-bois une atmosphère particulièrement magique. La scille fausse jacinthe (Scilla lilio-hyacinthus) est présente quasiment partout donnant à l’environnement une coloration bleutée. La primevère élevée (Primula elatior) ponctue cette dominante bleue par des taches jaune pâle. La jeannette jaune, une jonquille jaune pâle (Narcissus pseudonarcissus subsp. pseudonarcissus) était en fin de floraison, les hampes défleuries témoignaient de son abondance dans ce sous bois.

De temps à autre, des tapis d’anémones sylvie ou anémone des bois (Anemone nemorosa) aux fleurs solitaires blanches en alternance avec les fleurs jaunes de l’anémone fausse renoncule (Anemone ranunculoïdes) et avec l’isopyre faux-pygamon (Thalictrella thalictroïdes) aux fleurs blanches groupées par deux ou trois au sommet de la tige.
Tout au long de ce parcours nous avons été accompagnés par de nombreux spécimens d’un papillon aux ailes blanches et oranges, très reconnaissable, il s’agit de l’aurore (Anthocharis cardamines)
A venir avec une floraison prochaine, l’oxalis petite oseille (Oxalis acetosella) avec ses feuilles formées de trois folioles en forme de cœur, pliées en leur milieu, l’aspérule odorante (Galium odoratum) aux feuilles attachées à la tige par groupes de 6 à 8 (verticilles), plante parfois utilisée pour des infusions ou du vin de mai dans certaines régions.

Egalement, avec une floraison plus tardive, la gesse jaune (Lathyrus occidentalis) avec ses grandes tiges donnant des fleurs jaunes ou orangées, et de nombreux lis martagon (Lilium martagon), superbes plantes avec des fleurs rose-orangé.
 
3, Sur les murs du centre du village :

Quelques fougères observées dans les anfractuosités des murets du village, le cétérach officinal (Ceterach officinalis), la capillaire des murailles (Asplenium trichomanes), la rue des murailles (Asplenium ruta-muraria), murets parfois recouverts de lierre (Hedera helix).


4, Le long des chemins entre les prés à proximité du centre :

Des plantes communes observées sur les bords du chemin parcouru ce jour là, des véroniques de perse (Veronica persica), des véroniques à feuilles de lierre (Veronica hederifolia), des véroniques petit-chêne (Veronica chamaedrys).

Appartenant à la famille des labiées (Lamiaceae), des plantes reconnaissables à leur tige carrée, à leurs feuilles opposées deux à deux et à leurs fleurs à lèvres, voici le lamier pourpre (Lamium purpureum) très commun, le bugle rampant ( Ajuga reptans) très commun également et le lamier tacheté (Lamium maculatum) moins commun reconnaissable à ses grosses fleurs lilas.

Appartenant à la famille des rubiaceés (Rubiaceae), des plantes reconnaissables aux verticilles de feuilles attachées toutes au même nœud sur la tige, la garance voyageuse (Rubia peregrina) plante grimpante qui s’accroche facilement aux vêtements, le gaillet croisette (Cruciata laevipes) avec ses toutes petites fleurs jaunes et le gaillet accrochant (Galium aparine).

La grande prêle (Equisetum telmateia) pointait son nez dans une zone plus humide, en bas de la côte. La petite pervenche (Vinca minor) s’étalait sur un côté du fossé et un polygala (Polygala vulgaris) dressait timidement ses fleurs à ailes bleues hors de portée des graminées environnantes.


Régis Mathon et Philippe Lecaro
Membres des associations Nature Midi-Pyrénées et Isatis31

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