Fritillaire pintade

La jacinthe de Rome

Plantes sauvages et grandes agglomérations font mauvais ménage. La cohabitation n'est pas facile et Toulouse ne déroge pas à la règle. Cependant, le patrimoine floristique de la région toulousaine compte plusieurs plantes remarquables que l'on ne trouve pas ailleurs.

Bellevalia romana Reichenb.

  

 

 

 

 

 

Noms communs : Bellavalia de Rome, Jacinthe romaine

Synonymes principaux : Bellavalia appendiculata Lapeyr., Hyacinthus romanus L.

Origine du nom : en hommage à Richer de Belleval, botaniste français

Description

C'est une plante facilement identifiable. Plante bulbeuse glabre (dépourvue de poil ou de cil), haute de 20 à 40 cm, la tige est nue, solitaire, dressée et entourée à la base de 4 à 5 feuilles vert-glauque, généralement étalées sur le sol, pliées en gouttière, minces ( 0,5 à 1,5 cm de large) et plus longues que la tige (jusqu'à 50 cm).

L'inflorescence qui s'épanouit en avril-mai est une grappe conique au début de la floraison, puis allongée et lâche. Elle est composée de fleurs d'un blanc verdâtre contrastant avec leurs étamines aux anthères bleu violacé. Les fruits se présentent comme de petites capsules globuleuses à trois côtés.

Ecologie et habitat

Bellevalia romana est une plante des lieux humides (prairies humides, pelouses littorales, dépressions d'arrière-plages, bords de ruisseaux) du pourtour méditerranéen et du grand Sud-Ouest.

Statut Protection

Elle est inscrite sur la Liste Nationale (annexe I) des plantes protégées sur l'ensemble du territoire français et sur le Livre Rouge de la flore menacée de France avec le statut de "vulnérable". Elle figue également sur la Liste Rouge de la flore rare ou menacée de Midi-Pyrénées.

Menaces

Comme toutes les espèces des milieux humides, Bellavalia romana est menacée par les opérations de drainage, le retournement des prairies pour la mise en cultures, l'urbanisation et la fermeture des milieux par abandon des pratiques agricoles traditionnelles liées à l'élevage (fauche et pâturage).

Actions

- suivi des stations déja repérées ( au moins 15 en Haute Garonne dans l'Est toulousain - bords de la Saune, de la Seillonne et Marquaisonne et 1 dans le Gers en limite de la Haute-Garonne - bords de la Save)

- recherche de nouvelles stations

- sensibilisation des gestionnaires

- acquisition foncière avec la mise en place d'une gestion appropriée

source " Les plantes rares et menacées de la région toulousaine" réalisé par Nature Midi-Pyrénées paru en juin 2004 aux éditions " Les Escapades Naturalistes de Nature Midi-Pyrénées".
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