Découvrir la botanique

Bernard a profité du temps libre de sa retraite pour se consacrer à la botanique. Il a déployé dans cette activité la même rigueur scientifique qu'il a montrée durant sa vie professionnelle. Sa bibliothèque est maintenant riche de plus de 180 ouvrages, il en a extrait ces quelques pages.

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POLLINISATION ET FÉCONDATION DES CONIFÈRES

 

Le pollen des cônes mâles des conifères est transporté par le vent

Nous avons vu dans la fiche « les fleurs des conifères » que ces fleurs n’ont pas de pétales, donc pas d’appareil publicitaire pour attirer les insectes. C’est donc le vent qui assure la pollinisation. Les grains de pollen s’envolent généralement au printemps. Ce transport par le vent est facilité par 2 petits ballonnets remplis d’air qui entourent le grain de pollen. Comme il y a un millier de grains par sac pollinique, 2 sacs par étamine, 20 étamines par cônes mâles, une trentaine de cônes par rameaux et des centaines de rameaux florifères sur un Pin, on atteint facilement le milliard de grains de pollen par arbre. Cela donne ce que l’on appelle les « pluies de soufre » qui font le désespoir des allergiques. La floraison a lieu en avril-mai pour les Pins et les Sapins.

 

Les ovules des cônes femelles des conifères donnent des graines nues

Le pollen emporté par le vent réussit par atteindre les ovules nus situés sur les cônes femelles. Si cela se passe sur le même arbre, on parle d’autogamie mais le plus souvent la maturation des différents organes sexuels de l’arbre est décalée, justement pour éviter l’autogamie et rendre seule possible la pollinisation croisée.

Lorsque le pollen atteint les ovules d’un autre arbre, après une période de durée variable, les écailles des cônes femelles se referment, le cône grossit et souvent se lignifie pendant que s’opère la  fécondation. Le grain de pollen émet alors un tube pollinique qui va rejoindre l’ovule situé sur l’écaille du cône femelle. Après la fécondation l’ovule se transforme en graine.

Ce cône mûr n’est pas un fruit, au sens botanique du terme, car il n’est pas issu de la transformation d’un ovaire. On dit que c’est un pseudo-fruit. Dans le langage courant on parle de fruit !

 

Le temps qui s’écoule entre pollinisation et fécondation peut être très long

Comme nous sommes en présence d’une espèce archaïque, le temps qui sépare la pollinisation de la fécondation peut être très long : un an chez le Pin, 8 mois chez le Cèdre, 2,5 mois chez le Mélèze et un mois chez le Sapin.

Le temps qui s’écoule entre fécondation de l’ovule et dispersion de la graine est long

Après la fécondation, l’ovule se transforme en une graine nue. Les écailles fécondées et durcies,  resserrées les unes contre les autres,  recouvrent la graine nue qui peut ainsi se développer à l’abri. Cette graine se prolonge alors par une aile membraneuse qui va faciliter sa dispersion par le vent.

Après un temps plus ou moins long (1 à 4 ans selon les espèces), les cônes femelles libèrent les graines lorsque la sécheresse de l’air fait s’écarter leurs écailles.

La libération des graines est parfois facilitée par la désarticulation complète du cône sur l’arbre, par exemple le Sapin. Cependant le plus souvent. le cône est caduc et tombe entier sur le sol comme par exemple, les Epicéas et les Pins. D’autres fois le cône vidé de ses graines peut demeurer longtemps sur l’arbre qui l’a vu naitre.

La dispersion  des graines est capitale pour l’extension de l’espèce

28-graine pin.gifLes graines sont protégées par un tégument coriace. Puisqu’elles sont le plus souvent munies d’ailes, elles peuvent être emportées assez loin : en moyenne à quelques dizaines ou quelques centaines de mètres, une graine de sapin peut être emportée à plusieurs kilomètres.

Les animaux participent aussi à cette dispersion en transportant les cônes ou les graines. Le Casse-nois est célèbre pour le transport des graines lourdes du Pin cembro. La dispersion se produit en oct-nov-dec pour les Pins et les Sapins.Chez les conifères l’intervalle entre 2 fructifications est de 3 à 7 ans selon les espèces. Ils sont archaïques, donc lents.


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