Découvrir la botanique

Bernard a profité du temps libre de sa retraite pour se consacrer à la botanique. Il a déployé dans cette activité la même rigueur scientifique qu'il a montrée durant sa vie professionnelle. Sa bibliothèque est maintenant riche de plus de 180 ouvrages, il en a extrait ces quelques pages.

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       JE VIS DE LUMIERE et D’EAU FRAICHE

 

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                                                                                                          Signé : le VEGETAL

 

Pour se nourrir, les animaux et les hommes ne sont pas autonomes : ils doivent manger des plantes ou des animaux. Le Végétal lui, va se nourrir sans consommer d’autres êtres vivants.

Pour se nourrir, les animaux et les hommes ont la chance de pouvoir se déplacer. Le Végétal lui, est fixe. Il lui faut donc trouver un moyen spécial pour se nourrir.

Cette autonomie alimentaire, le Végétal l’obtient grâce à la photosynthèse, une exclusivité du règne végétal.

Photosynthèse, ça veut dire synthèse par la lumière. Cette synthèse utilise des matières premières très courantes : l’eau du sol, avec ses sels minéraux dissous, et le gaz carbonique (dioxyde de carbone) de l’air. Cette synthèse produit de la matière vivante et surtout des sucres et de l’oxygène. Ces sucres vont permettre aux cellules végétales d ‘épaissir leur membrane et d’accumuler des réserves alimentaires en leur sein. Le carburant de cette synthèse : l’énergie solaire. Le déchet de cette photosynthèse, c’est l’oxygène ! Ce processus a lieu au niveau des feuilles,  grâce à une molécule privilégiée, la chlorophylle, qui est un pigment vert contenu dans les cellules des feuilles.  Cette photosynthèse a rendu possible la vie sur terre, elle a été seulement découverte au 19ème siècle. Si l’on réfléchit à ce processus on voit que le Végétal fait  la synthèse du matériel et de l’immatériel, qu’il unit les quatre éléments, l’eau et l’air, la lumière et la terre pour en faire sa propre chair vivante. C’est une synthèse magique qui reste le privilège unique des plantes, hors de portée de toute science humaine. 

Pour faciliter la compréhension, prenons l’exemple de l’arbre et regardons comment cela se passe : les racines puisent dans le sol un mélange d’eau et de sels minéraux, appelé sève brute. Elle est acheminée depuis les racines jusqu’aux feuilles, grâce à des vaisseaux situés dans la partie encore vivante du bois, l’aubier. Les feuilles fabriquent alors, la sève élaborée.  Cette sève nourricière est acheminée dans des canalisations, appelées tubes criblés, qui sont situés dans le liber, juste sous l’écorce. Cette sève élaborée est distribuée à tous les tissus de l’arbre. Elle permet à l’arbre d’élaborer la matière organique  qui le constitue et ainsi de se développer. Certaines cellules spécialisées du tronc et des racines la stocke pour assurer la vie ralentie de l’arbre en hiver et sa reprise au printemps.

On a donc un double système de vaisseaux, analogue à celui de la circulation sanguine chez l’homme.

On voit ici pourquoi la périphérie d’un tronc d’arbre est aussi fragile : avec un simple opinel, si on enlève une petite bande circulaire d’écorce, on peut tuer un arbre multicentenaire. De même en entourant un arbre d’un fil de fer, lorsqu’il va se développer, le liber risque d’être détruit et d’entraîner la mort de l’arbre.

Chez les arbres tout a été mis en œuvre pour augmenter le rendement de la photosynthèse :

 - des racines pour aller chercher l’eau très loin. Ces racines se terminent par des  poils absorbants qui pompent la solution d’eau et de sels minéraux du sol. Attention de ne pas arracher ces « cheveux » des racines lorsque l’on plante un arbre. Il faut noter que, en forêt, la surface occupée par la majeure partie des racines correspond en gros à la projection de la couronne sur le sol. Si l’arbre est isolé les racines peuvent dépasser nettement les branches les plus longues.

- un feuillage aussi important que possible. Un chêne adulte porte quelques 250 000 feuilles et ce feuillage est une usine d’élaboration de matières organiques branchée sur le soleil. 90 p.100 des matières solides qui constituent le chêne sont des glucides qui ont été fabriqués par ses feuilles. Il faut noter que la surface totale des feuilles qui captent la lumière est plus grande chez les résineux. que chez les arbres à feuilles caduques. Par exemple elle est 2 fois plus grande pour un épicéa que pour un chêne.

 


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